Chers Lecteurs,

Notre voyage touche a sa fin ... sur le net mais pas dans nos tetes !

Pouvez-vous nous ecrire un petit commentaire pour que l´on garde en memoire tous ces voyageurs virtuels qui ont partage ces moments avec nous. Merci a vous !

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Mardi 9 janvier 2007

Ca y est on est rentre et meme plutot que prevu en France, car du coup on eut un trajet plus direct, ce fut sympa. Pour ma part, j'ai pris une claque lorsque de mon hublot j'ai vu la tour Eiffel, quelque part le symbole de la France, et pour moi aussi. Je n'ai pas verse de larmes, mais ca a monte. Tout est passe tres vite. On a ete tres content de retrouver tout le monde et on sait qu'on a vecu quelque chose d'exceptionnel, on a des souvenirs pleins la tete, et des photos, des films, un blog, et des carnets manuscrits illustres de notre voyage. En gros ca va etre dur de l'oublier, faut le faire expres.

On a ete plus que pris a notre retour, et c'est toujours le cas en ce moment, mais ca va mieux. En resume, on s'installe sur Lyon, on est sur le point d'emmenager dans l'appart qu'on a obtenu (camion loue pour ce we). Anne-Laure travaille deja, moi je me retrouve RMIste, mais les entretiens arrivent.Nous tenons a remercier nos proches, tous les gens que l'on a rencontre et qui nous ont offert toute leur gentillesse et generosite, nos lecteurs assidus et les autres aussi, et les gens qui nous ont accueillis depuis notre retour.

Merci - Thank you - Salamat - Gracias - Kop Khun Kha - Khop Tiay Lay Lay - Cam eûn - pachi - aakune - ka pai

par Al&Steph publié dans : Pérou
Mardi 9 janvier 2007

Date : 28/11 au 30/11

Dans notre bus, nous ne sommes pas les seuls touristes, mais assurément les seuls qui rentront pour de bon. Encore une nuit sur un siège d'autocar, au petit matin on arrive à la frontière. On s'arrête pour nous faire tamponner nos passeports pour la sortie de l'Equateur, ca c'est fait. En revanche pour entrer au Perou, c'est un peu plus galere. On se joint à un groupe de jeunes colombiens partis pour un petit tour des autres pays d'Amerique du Sud. Ils veulent nous aider à passer toutes les formalités, mais en fait ils ne se debrouillent pas du tout mieux. Juste ils parlent mieux espagnol. C'est tout de meme sympa, on se prend un peu la tete avec des chauffeurs de tricycle, pour pas changer. On n'a toujours pas de soles, et avec nos dollars on est des cibles faciles. On rejoint finalement, non sans mal Tumbes, on y change pour la derniere fois des devises. On se renseigne sans perdre de temps sur les bus pour Lima. On est oblige de se separer de nos camarades, sans meme prendre la peine de se faire un petit dej ensemble. Ils prennent le temps de visiter un peu la cote. Nous on en reprend pour une vingtaine d'heures, on doit arriver demain matin. En attendant il faut s'entasser une derniere fois dans un bus non climatise, meme a ce moment on n'a pas craque. Une nuit de plus, et enfin Lima. Quel bonheur de se dire que c'etait notre dernier long voyage en bus. Bonheur bien ephemere quand on pense que c'etait effectivement le dernier, et qu'on rentre retrouver l'hiver, la France, mais aussi nos proches comme compensation. Tout n'est jamais totalement noir. En attendant il nous reste deux jours encore loin de toutes les preoccupations occidentales. On en profite pour decouvrir le centre de Lima, plutot sympa ma fois. Cette fois-ci on a pris un hotel qui y est situe, c'est plus aise de se balader sans trembler pour son porte-monnaie. On va ensuite recuperer nos papiers a l'embassade, ca aussi c'est fait. Enfin j'essaie d'avancer le plus possible dans le blog, je vois bien que je ne terminerai pas ici, à moins que je ne fasse rien d'autre, et il en hors de question, je garde les contraintes et le travail pour apres. On va donc plutot au cine, c'est pas cher meme avec du popcorn ! C'est un peu penible d'attendre ainsi (la balle du condamne ??? Non pas tout de meme). Le moment fatidique arrive, on s'est deja fait une raison, ou plutot elle s'est mise en veille, si bien qu'on ne se rend plus compte. On fait appeller un taxi officiel, et oui la raison s'est fait entendre la, ce serait con de perdre nos sacs maintenant. On arrive a l'aeroport avec de l'avance comme il y a quelques mois a Paris Charles De Gaulle. On est oblige d'attendre un peu avant de s'enregistrer, et comme pour notre depart, l'avion a du retard. Ils ne savent pas encore combien mais ce serait plutot 3-4h. Ah bah bien, on a 2 correspondances derriere, c'est rate. Des qu'on n'en saura plus, va falloir prevenir ceux qui sont censes venir nous recuperer a Paris. Rien de grave juste un peu d'organisation, l'attente ca nous connait et ca passe. Notre avion a enfin atterri, on va pouvoir embarquer, vite le mail, ...

par Al&Steph publié dans : Pérou
Jeudi 21 décembre 2006

Date : 25/11 & 26/11

On arrive a Quito en plein centre ville, pres du vieux quartier historique. Premiere chose : il faut s'occuper du trajet jusqu'a Lima, tout du moins jusqu'a la frontiere avec le Perou dans un premier temps. Je laisse donc Anne-Laure avec les sacs dans un coin, et je pars en quete de nos places. Pas de probleme tout est boucle en 10 min, les billets sont pris pour demain soir. Je retrouve Anne Laure un peu stressee dans ce terminal plutot glauque. On sort le guide et on cherche l'adresse d'un hotel. Alors que l'on a nos nez dans le bouquin, on se les fait sortir par un malautru qui nous demande si le trousseau de clefs a ses pieds nous appartient. Mais qu'est-ce qui veut lui ? Non, bon je retourne dans ma recherche. Anne-Laure, elle, plus alerte avait regarde directement nos sacs, et je l'entends dire : " Ton sac, il est plus la !" Rapide coup d'oeil panoramique de super woman et deja elle s'elance à la poursuite du pourceau. Je reste la, coi, une vague de chaleur m'envahit lorsque mon cerveau commence à intégrer et traiter les différents éléments, il s'agit alors de compréhension, c'est bizarre quand ca vous arrive. Je n'ai toujours pas bougé lorsque ma super nana revient avec mon sac, toute vener, elle bouscule l'autre qui n'avait pas bouge d'un poil devant moi, esperant que je me lance à une quelconque poursuite, et pouvant tout a son aise en prendre un autre et s'enfuir dans le sens oppose. Je me reveille enfin de ma torpeur, et fou de rage je donne un coup de pied dans le trousseau reste a ses pieds. Na, c'est bien fait. Ouh la la ca fait du bien ! Reellement on a eu de la chance, a 5 jours du depart, ca aurait ete relou. Les gars se barrent et 30s apres on croise des policiers et autres agents de securite partout. Ils osent quand meme malgre tout ce dispositif, qui doit etre a l'origine de leur non fuite en courant. On regrettte de ne pas les avoir balancés, car ce genre de personne est à l'origine de la mauvaise réputation d'une population, et le vol n'est pas une valeur a laquelle nous croyons. On est rassure de tout avoir, mais du coup on aime pas trop Quito.

On bouge vite, on veut aller prendre un taxi car il pleut des cordes, alors que notre hotel est à 500m. Mais les chauffeurs semblent incapables de savoir ou c'est et comment y aller, ils annoncent du coup des prix prohibitifs, je m'enerve. La pluie se calme, pas nous, et en 10 min de marche on trouve l'hotel. On tombe sur une superbe petite chambre avec une belle vue et meme un petit balcon. Dommage qu'il pleuve. On est encore dans un quartier repute chaud, et apres notre histoire Anne Laure ne se sent pas tres rassuree. On va se promener tout de meme dans le vieux centre historique classe au patrimoine mondial. C'est joli certes, mais sans plus. Le temps doit y etre pour beaucoup. Finalement apres avoir fait le tour de la ville, la rue de notre hotel nous parait la plus sympa, la plus animee. On ne fait que se promener pendant ces deux jours. Le dimanche on assiste aux élections présidentielles. Avant notre départ, on apprend que c'est normalement le petit jeune instruit  candidat de gauche qui a gagne face au gros vieux milliardaire bete. Bonne nouvelle pour le pays, les gens et l'Amerique du Sud. Certaines nous disaient deja qu'elles etaient pretes à s'enfuir a l'etranger si ca ne passait pas bien. Il faut savoir que l'equateur possede du petrole exploite par des societes etrangeres anglosaxones qui pourrissent l'Amazonie par son exploitation, et qui ont construit des pipelines pour acheminer le brut directement des puits aux bateaux sur la cote. Ainsi les entreprises font le raffinement elles-memes, etc... . Seules quelques personnes corrompues recoivent des pots de vin et le pays, le peuple lui ne voit rien. Ils veulent changer ce genre de chose, c'est bien, esperons qu'ils y arrivent.

On prend ensuite notre bus  direction la frontiere avec le Perou, le retour se rapproche...

par Al&Steph publié dans : Equateur
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