Date : 30/10 au 04/11
Ce lundi on commence par la visite du musee consacre a la civilisation Tayrona. On a pour guide un marginal sympathique, mais un peu collant a qui on a paye un repas la veille, plutot que de lui filer de l´argent. C´est fort interressant, car il a l´air de bien connaitre son affaire. Il aimerait nous servir de guide pour le parc Tayrona et les ruines de Pueblito, mais il n´y a pas moyen. On va la-bas pour se reposer et etre tranquille. Apres on perd pas mal de temps encore a faire des provisions et a trouver le bus qui nous y emmene.
On arrive enfin a l´entree du parc, il est deja presque 17h. Il faut payer l´entree et attendre une voiture qui nous conduise plus loin dans le parc. Pas de chance, on n´a plus de monnaie, le chauffeur non plus et le gardien du parc pas plus. On est decu car avec les entrees de la journee il devrait en avoir en caisse. Du coup la voiture part a vide et nous on se tape les 3/4h de route a pieds. Puis c´est encore 3/4h sur un chemin de terre boueux. Un vrai moment de bonheur avec nos tongues ! Le ciel est tres tres menacant et la nuit tombe. On atteint le premier campement, Arrecifes. On n´a pas encore pose nos hamacs qu´un enorme orage eclate. Il dure toute la nuit. Personne ne bouge, pas de restaurant ce soir. On se fait une partie de nos provisions et on se couche. Tout est humide, mais on est content d´avoir un toit et d´y etre arrive a temps.
Le lendemain matin, le soleil est de nouveau avec nous. On ne traine pas, on part rejoindre le campement suivant. On commence par se baigner dans une petite crique circulaire. C´est superbe, il n´y a personne. Le decor est magnifique, il y a la foret, des gros rochers, du sable et meme une epave eperonnee au recif. Sur la suite du chemin, on rencontre des caravanes d´anes bates qui doivent surement aller au ravitaillement. Il y a aussi quelques chevaux portant des touristes faineants. Le sentier n´est pourtant pas aise pour ces montures et leur cavalier.
On atteint enfin le camp de Cabo. Il n´y a qu´un seul endroit pour dormir et manger, mais c´est simple et agreable. Lorsqu´on arrive, il y a plein de monde, on a peu de places pour accrocher nos hamacs sous le grand abri commun. Les jours suivants c´est beaucoup plus calme. Il y a aussi quelques tentes et une cabane en bois sur une petite ile a l´ecart. On remarque qu´il y a plus de personnes vivant au campement que de touristes. La plupart des tentes leur appartiennent, mais certains dorment avec nous dans un hamac. On se demande ce qu´ils font de leur temps ici, il n´y a pas grand chose a faire. Ils se mettent a 3 pour faire un jus d´orange ! On passe 4 nuits ici, et il a presque plu tous les soirs raffraichissant un peu l´air. Ca nous permet de mieux dormir. On profite de 3 superbes plages consecutives. Les deuxieme et troisieme sont accessibles par des sentiers a travers le bosquet cotier. Peu de gens y vont, en fait on est tout seul quasi tout le temps. On peut y passer la journee peinard et se baigner dans le plus simple appareil. La majorite des gens viennent jusqu´a Cabo pour le dejeuner, on est peu nombreux a y sejourner.
Je suis alle voir aussi le fameux pueblito. Anne-Laure ne se sentait pas tres en forme et ne m´a pas accompagne. La piste pour y acceder est digne d´Indiana Jones. Je m´eclate comme un ouf avec mes tongues ! J´atteins enfin ces ruines. Tout de suite je vois les terrasses rondes ou etaient construites les maisons en bois. On peut aussi voir les canalisations, meme souterraines. Il y a une famille Tayrona qui habite ici. Le gars, Manuel, m´accueille et me fait remplir le registre des visites. Ils se sont bien adaptes. Ils vivent dans une maison ronde que je pense etre traditionnelle. Un petite riviere en fait le tour. C´est tres mignon. L´ensemble est super bien entretenu, les pelouses semblent tondues, c´est fou. Ca doit etre les animaux des gens qui s´en occupent. Je suis content de mon petit tour. La divinite de cette civilisation est mere nature ou super planete. Pour eux tout tourne autour de la fertilite et du foetus createur !
On passe de paisibles instants a nous prelasser dans ce decor paradisiaque, profitant du soleil et se raffraichissant de petis bains marins. On se sent bien ici, mais le soir c´est un peu trop calme, et tout coute assez cher. Nos provisions sont epuisees. On a fini aussi tous nos livres. C´est le moment de retourner a Santa Marta. On repart le samedi matin. Sur le chemin, on croise beaucoup de gens, surtout des jeunes, qui viennent profiter de l´endroit pour la journee ou le week-end.