Colombie

Samedi 18 novembre 2006

Date : 23/10 & 24/10

Premiere occupation ou preoccupation de la journee : se renseigner sur l´avion pour Bogota. C´est le seul moyen pour s´y rendre et il n´y a qu´une seule compagnie. Une personne de l´hotel nous a quand meme parle d´avion cargo. On va creuser la piste. On commence par la compagnie reguliere, il y a un vol quotidien, mais a un prix pas tres competitif. Sur la route on rencontre une personne qui etait sur le bateau avec nous, un gentil monsieur, qui nous aide a nous renseigner pour les avions cargo. C´est effectivement possible, ca coute moins cher, mais il n´y a pas beaucoup de places. De plus, il n´y a pas de vol aujourd´hui. En revanche demain oui, ca nous fait une journee et demi a passer ici.

On va ensuite a l´aeroport pour faire tamponner nos passeports et ainsi rentrer officiellement en Colombie. On en profite aussi pour faire le tour des compagnies de cargo. On nous confirme qu´il y a bien plusieurs avions demain soir, et le prix est identique partout. Le probleme c´est qu´on ne peut pas reserver, il faut venir demain en fin d´apres midi et parler avec le pilote lorsqu´il atterrit de Bogota. Ce point nous ennuie beaucoup. On aimerait bien etre sur. Une personne d´Hospitality nous attend a Bogota. Je retourne dans l´agence en ville pour essayer de reserver. Il n´y a deja plus de place et le vol suivant est vendredi. On n´a pas le choix, il faut tenter notre chance demain. On previent notre futur hote plus tard dans la soiree. Prendre un tel vol non commercial, constitue une nouvelle experience. Apres notre semaine de bateau, ca va nous changer.

La chaleur est accablante, le soleil brule, on ne voit presque personne en pleine journee. Tout le monde se cache et nous aussi. A la nuit tombee, c´est notre chambre d´hotel qui est suffocante, un vrai four. Ce n´est pas encore ici qu´on dort bien. On goute aussi le fameux cafe colombien. Ca fait plaisir de boire son bon petit cafe. En revanche les bieres sont plus petites et plus cheres qu´ailleurs et la bouffe pas terrible. Ils ont une tonne de fruits differents. On les goute en jus frais et delicieux. On se promene dans les quelques rues qui forment la petite ville de Leticia, il y a beaucoup de magasins d´artisanant amazonien.

On prend des motos-taxi pour aller a l´aeroport. A peine partis nos chauffeurs nous parlent de pluie. Et quoi ? C´est vrai le ciel est menacant mais on doit avoir le temps d´aller a l´aeroport. Arrete de parler et avance. Mais a peine ces pensees m´ont traverse l´esprit, que l´on recoit une goutte ... puis deux. Et en 10s c´est un vrai deluge qui s´abat sur nos pauvres tetes. On se fait litteralement rince, mon pilote se depeche de trouver un abri. Anne-Laure a du s´arreter plus tot, je ne la vois pas. On attend un petit quart d´heure que cela passe, puis le soleil revient tout secher. C´etait violent ! Nous voila arrives et humides. On retourne faire le tour des compagnies. La premiere c´est deja mort, ils sont complets. On lui fait remarquer qu´hier il nous a dit de revenir a cette heure-ci meme plus tard. Seulement il fallait qu´on reserve en payant, mais comme ce n´etait pas sur, on ne risquait pas de le faire. Pour l´autre, il faut toujours attendre que les avions atterissent dans 1 a 2h. On nous dit de repasser dans 2h. On n´est pas plus avance. On ne leur fait pas top confiance, si bien que des que le premier avion atterit, Anne-Laure a ete trouvee le pilote (il vaut mieux une fille). On peut partir avec lui, c´est le premier vol, juste on doit payer sur le champ. On est super content, soulage et fauche. On doit decoller dans un peu plus d´une heure et demi. Il nous faut vite aller au controle des bagages et payer la taxe d´aeroport. On se depeche de tout faire, puis on attend dans le hall avec d´autres personnes qui doivent partir aussi. C´est un peu stressant, car on ne nous dit rien, on ne voit rien, juste on attend !

Puis tout a coup on nous fait passer les derniers points de controle, il faut se depecher notre avion nous attend sur le tarmac pret a decoller. Il est la devant nous sur la piste, un homme en chemise blanche ornee d´insignes de l´aviation nous attend, il nous fait mettre nos bagages dans une petite soute et hop on grimpe l´escalier de fer. On est 4 passagers finalement. Le gars nous place dans la cabine, Anne-Laure et moi, avec le pilote, le co-pilote et lui-meme le navigateur. Il y a deux sieges supplementaires, juste pour nous. C´est un espace vraiment tres restreint avec des boutons, des cadrans, des lumieres partout. Trop de la bombe de balle !!! On n´ose y croire. On va etre tout le vol dans la cabine ! On est comme deux momes qu´on emmene a Mickey, mais on ne dit rien, totalement sages. Ils font la checklist en anglais. La lumiere s´eteint, tous les cadrans s´illuminent dans le noir. On roule jusqu´a la piste d´envol. On voit cette bande eclairee de chaque cote par des petites lumieres. Ils mettent les gaz, on accelere. Ils levent le nez de l´appareil, on ne voit alors plus rien. On sait juste qu´on est en l´air. Ils rentrent le train d´atterrissage. Tout est noir, puis quelques etoiles et des eclairs. A 32000 pieds, le pilote automatique prend la releve. Le co-pilote s´endort, seul le navigateur a l´air de s´occuper u peu. Personne ne parle et nous n´osons pas non plus. J´ai aussi du mal a garder les yeux ouverts, ce n´est pas aussi excitant que l´on croit. Puis on commence a apercevoir des lumieres. On ne survole plus la foret amazonienne. Bogota est magnifique vue du ciel la nuit. C´est un festival de lumieres colorees, et la forme de la ville aussi est particuliere. La descente a deja ete amorcee, on tourne autour de la ville pour s´aligner avec la piste qu´on decouvre plus impressionante qu´au decolage. Elle me semble un peu courte.  Ca se rapproche vite, tres vite, trop vite ?! Voila que les roues touchent deja l´asphalte, aussitot ca freine dur. Ouaou !!! Genial ! On a adore, c´est fou a la vitesse a laquelle on se pose. Des le debut de la phase d´atterrissage toute l´equipe avait repris serieux et concentration, maintenant ils plaisantent detendus. On les remercie, on descend de notre 727 presque prive, c´est pas un petit. On est lache dans l´aeroport des cargos de Bogota, un peu perdus avec nos sacs sur le dos. Mais on est heureux de cette superbe experience un peu inesperee.

Par Al&Steph
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Mardi 21 novembre 2006

Date : 24/10 au 26/10

On reussit a sortir de cet aeroport, mais apparemment on est loin de l´aeroport international. Neanmoins il y a une foule de taxis a la sortie. Un des chauffeurs nous prend en main. On le suit, on appelle notre hote a Bogota. Il n´y a pas de soucis, on peut venir, il est chez lui et nous attend. On le decouvre a notre arrivee tchatant sur son pc et regardant la tele. Il a fini ses etudes en juin et depuis il se repose dans son appartement. Il verra en janvier pour du travail. En attendant pour vivre, il monte et vend des ordinateurs. On reste la longtemps eveilles avec lui a discuter. Mais on a qu´une seule idee en tete : aller se coucher. On tombe de fatigue. On lui demande la permission, il nous prete sa chambre. Lui reste dans le salon, il ne peut s´endormir sans television.

Du coup, on se leve tard le lendemain. On decide d´aller se promener en ville. Il nous passe un telephone portable et nous appelera en fin d´apres midi. On est enfin dehors et on marche content de decouvrir une nouvelle capitale. Au bout d´un bon moment, on demande ou se trouve le centre ville. Comme on le pressentait, on nous l´indique dans notre dos, bah bien. On prefere prendre un bus ou buseta ici, car maintenant on est vraiment trop loin. On finit par trouver le vieux quartier du centre, la Candelaria. C´est un festival de couleurs. Les maisons sont toutes peintes de couleurs vives, mais rien a voir avec le coin surfait de Buenos Aires. Ici tout fait authentique et c´est bien plus grand. On se balade dans ces superbes rues arc en ciel. Certaines sont tres animees, chargees de bars et restaurants. Ensuite on va visiter le musee Botero qui regroupe un ensemble d´oeuvres donnees par l´artiste lui-meme, ainsi que d´autres donations de confreres internationaux comme Picasso et Dali. On passe un moment vraiment tres agreable. La specificite du dit Botero est de representer les choses et personnes bouffies, obeses que ce soit en peinture ou en sculpture. Le musee est enorme, il compte d´autres expositions, mais on n´en peut plus. On continue de se promener en attendant le coup de fil de Camilo. Mais rien toujours rien. On va prendre l´apero dans une des rues super sympas. On goute la chicha, alcool populaire a base de fermentation de mais. Ce n´est pas tres bon. On hesite a rester manger dans le coin, mais on prefere rentrer et essayer de sortir avec Camilo. Juste un pied dans le bus que le telephone sonne. On le retrouve chez lui et on sort manger ensemble. Il etait lui aussi sorti un long moment pour une commande de materiel. On marche ... longtemps. On recupere un ami a lui, Carlos. On est maintenant dans le quartier des sorties ou se succedent restos, bars branches et discotheques. Ca semble huppe, tres branche, pas tres bon marche. Ils nous emmenent dans un bar super sympa ou on a le droit a un concert live. Le groupe electro pop rock qui passe etait a Paris la semaine derniere d´apres ce que nous dit Carlos. On finit la soiree chez ce dernier autour d´une bouteille de vin chilien. On a passe une super soiree avec des gens adorables et interressants.

A notre reveil encore tardif, on dit au revoir a Camilo et on le remercie. On file maintenant direction le terminal terrestre. Il est deja midi, on prend nos places pour San Gil.

Par Al&Steph
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Jeudi 23 novembre 2006

Date : 26/10 & 27/10

On veut s´arreter entre Bogota et la cote des Caraibes. Pour cela, on a choisi une petite ville a cote de laquelle se trouve un petit village colonial. Notre bus part, il a un indicateur de vitesse visible pour les usagers et qui sonne des que l´on depasse les 80. A la sortie de la ville le chauffeur le debranche. Commence alors une course contre la mort. On est sur une route de montagne, donc beaucoup de virages et peu de visibilite. Il y a aussi enormement de camions dans les deux sens. Il veut les doubler. Voyage mouvemente assure. Le pire c´est qu´on arrive avec 2h de retard, bravo le pilote ! Il fait deja nuit, mais on se repere facilement pour trouver un hotel.

On ne decouvre l´endroit vraiment que le lendemain. On commence par se balader un peu et voir ce qu´on peut y faire. Tres vite on se rend compte qu´il n´y a pas grand chose qui en vaille la peine. Cette petite bourgade s´est auto-proclamee capitale colombienne des sports extremes. Passez votre chemin ! Du coup, on libere notre chambre d´hotel avant d´aller visiter le petit village colonial de Barichara. Tout y est blanc et propre. Les rues en pierres pavees donnent un caractere ancien, solide et durable. Il fait tres beau et chaud. C´est tres agreable de marcher dans ses rues en pente. Il y regne une certaine nonchalance sous cette chaleur. Mais on s´en lasse vite. De retour a San Gil, on recupere nos sacs et on prend un bus pour Bucaramanga. Il s´agit d´un petit van et le chauffeur est encore plus cingle que celui de la veille. On est vraiment stresse du debut a la fin. Son but est clairement de tout doubler, il colle au cul de tout le monde et deboite a tout moment. En plus des virages, il ne fait qu´accelerer et freiner, si bien que des gens sont malades et meme nous ca nous pese sur l´estomac. Il y en a marre de ces machos dingos du volant ! On arrive vivant et content de s´echapper. On reprend directement des billets pour Santa Marta pour cette nuit. Cette fois on aura droit a un gros bus, donc normalement moins de sensations desagreables. C´est tres facile de faire baisser le prix du ticket, il ne faut pas hesiter. En attendant le depart, on passe quelques heures dans la salle VIP de la compagnie avec divans et cafe. On fait un peu taches avec nos shorts et tongues parmi les colombiens un peu chics. Comme d´hab, la clim est a bloc, mais le bus tres confortable. On s´endort en pensant que demain on arrive a la mer des Caraibes !

Par Al&Steph
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