Equateur

Jeudi 7 décembre 2006

Date : 22/11 au 25/11

On prend un bus jusqu'a la frontiere tot le matin. Il faut environ 6h pour sortir du pays. Les paysages le long de la route sont magnifiques.  Puis un taxi et hop on quitte la Colombie apres le coup de tampon. On traverse un pont a pieds et on entre en Equateur, dernier nouveau pays du voyage. A peine les formalites d'entree effectuees, on est dans un minibus pour Tulcan. On reprend aussitot un bus pour Otavalo. On y arrive comme pour Popayan a la nuit bien tombee. On est encore fatigue par cette journee de voyage. On se trouve un hotel mignon, la meilleure chambre depuis longtemps. Les prix sont plus eleves ici, mais pour la fin ca va.

Otavalo est une petite ville au milieu des volcans et des lacs. On se pose ici pour quelques jours, jusqu'a Samedi, jour du grand marche, principale attraction touristique. Des bus entiers  affluent ce jour pour faire des affaires, enfin ce qu'ils pensent en etre. Les premiers jours on souffle, c'est une bonne pause dans notre course vers le sud. On essaie de decouvrir les magnifiques alentours. On se debrouille pour aller voir un magnifique lac, notre derniere petite aventure avec bus locaux et stop. C'est tres sympa, mais le ciel est couvert, on ne voit aucun sommet ou volcan qui entoure le site. Ce lac est situe dans le cratere d'un vieux volcan. Il y a des iles au milieu qui sont des vestiges de sa derniere eruption. L'eau vient de la fonte des neiges qui ont recouvert le site. Superbe paysage ! On a vu aussi un autre lac plus grand, juste a cote de la ville derriere la colline, mais il est entoure d'habitations, de villages meme. Ca nous fait une bonne promenade a pied.

Meme si le gros jour c'est le samedi, il y a marche tous les jours, notamment sur la place principale. On va y faire un tour le vendredi en fin d'apres-midi, histoire de sentir l'ambiance et pourquoi pas faire du reperage. Tout le monde nous dit d'acheter aujourd'hui, c'est possible de marchander. Demain ce ne sera pas la peine, ce sera plus cher. Ils auront du client fortune. Et le lendemain matin, on peut apprecier la veracite de leur propos. En effet le troisieme age americain lache sans compter. Certains essaient de marchander un peu. Ils sont tout content lorsqu'ils ont fait baisser d'un dollar. Les vendeurs se gavent litteralement. On n'a meme pas essaye d'acheter quoi que ce soit.

Avant d'assister a cette foire capitaliste, on est alle voir le marche aux bestiaux, beaucoup plus typique et pittoresque. Il y a bien sur aussi des touristes comme nous qui viennent  assister au spectacle et prendre quelques photos.Ici se vend veaux,vaches, cochons et moutons. On ne voit pas de volailles. Chacun ramene sa ou ses betes en laisse et attend l'acheteur potentiel. Il y a aussi des betailleres pour les plus gros eleveurs. Les gens sont de tout age avec des habits traditionnels. Un spectacle pour les yeux, les oreilles et le nez. On fait notre petit tour et ensuite on passe par le marche de la nourriture, superbe lui aussi. Ca va des gros etals pleins de fruits et legumes a la petite fille qui vend des lentilles ou la mamie qui a une cuvette de petits pois. Puis vient les stands des habits traditionnels avec leurs jupes sombres et les chemisiers blancs brodes et decores. Il y a meme leurs chaussures typiques : sandales de tissus ouvertes legerement au bout. Elles sont courageuses de mettre ca vu les temperatures pas tres clementes. On s'en est pris plein la tete, maintenant on fait route vers Quito avant midi.
Par Al&Steph
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Jeudi 21 décembre 2006

Date : 25/11 & 26/11

On arrive a Quito en plein centre ville, pres du vieux quartier historique. Premiere chose : il faut s'occuper du trajet jusqu'a Lima, tout du moins jusqu'a la frontiere avec le Perou dans un premier temps. Je laisse donc Anne-Laure avec les sacs dans un coin, et je pars en quete de nos places. Pas de probleme tout est boucle en 10 min, les billets sont pris pour demain soir. Je retrouve Anne Laure un peu stressee dans ce terminal plutot glauque. On sort le guide et on cherche l'adresse d'un hotel. Alors que l'on a nos nez dans le bouquin, on se les fait sortir par un malautru qui nous demande si le trousseau de clefs a ses pieds nous appartient. Mais qu'est-ce qui veut lui ? Non, bon je retourne dans ma recherche. Anne-Laure, elle, plus alerte avait regarde directement nos sacs, et je l'entends dire : " Ton sac, il est plus la !" Rapide coup d'oeil panoramique de super woman et deja elle s'elance à la poursuite du pourceau. Je reste la, coi, une vague de chaleur m'envahit lorsque mon cerveau commence à intégrer et traiter les différents éléments, il s'agit alors de compréhension, c'est bizarre quand ca vous arrive. Je n'ai toujours pas bougé lorsque ma super nana revient avec mon sac, toute vener, elle bouscule l'autre qui n'avait pas bouge d'un poil devant moi, esperant que je me lance à une quelconque poursuite, et pouvant tout a son aise en prendre un autre et s'enfuir dans le sens oppose. Je me reveille enfin de ma torpeur, et fou de rage je donne un coup de pied dans le trousseau reste a ses pieds. Na, c'est bien fait. Ouh la la ca fait du bien ! Reellement on a eu de la chance, a 5 jours du depart, ca aurait ete relou. Les gars se barrent et 30s apres on croise des policiers et autres agents de securite partout. Ils osent quand meme malgre tout ce dispositif, qui doit etre a l'origine de leur non fuite en courant. On regrettte de ne pas les avoir balancés, car ce genre de personne est à l'origine de la mauvaise réputation d'une population, et le vol n'est pas une valeur a laquelle nous croyons. On est rassure de tout avoir, mais du coup on aime pas trop Quito.

On bouge vite, on veut aller prendre un taxi car il pleut des cordes, alors que notre hotel est à 500m. Mais les chauffeurs semblent incapables de savoir ou c'est et comment y aller, ils annoncent du coup des prix prohibitifs, je m'enerve. La pluie se calme, pas nous, et en 10 min de marche on trouve l'hotel. On tombe sur une superbe petite chambre avec une belle vue et meme un petit balcon. Dommage qu'il pleuve. On est encore dans un quartier repute chaud, et apres notre histoire Anne Laure ne se sent pas tres rassuree. On va se promener tout de meme dans le vieux centre historique classe au patrimoine mondial. C'est joli certes, mais sans plus. Le temps doit y etre pour beaucoup. Finalement apres avoir fait le tour de la ville, la rue de notre hotel nous parait la plus sympa, la plus animee. On ne fait que se promener pendant ces deux jours. Le dimanche on assiste aux élections présidentielles. Avant notre départ, on apprend que c'est normalement le petit jeune instruit  candidat de gauche qui a gagne face au gros vieux milliardaire bete. Bonne nouvelle pour le pays, les gens et l'Amerique du Sud. Certaines nous disaient deja qu'elles etaient pretes à s'enfuir a l'etranger si ca ne passait pas bien. Il faut savoir que l'equateur possede du petrole exploite par des societes etrangeres anglosaxones qui pourrissent l'Amazonie par son exploitation, et qui ont construit des pipelines pour acheminer le brut directement des puits aux bateaux sur la cote. Ainsi les entreprises font le raffinement elles-memes, etc... . Seules quelques personnes corrompues recoivent des pots de vin et le pays, le peuple lui ne voit rien. Ils veulent changer ce genre de chose, c'est bien, esperons qu'ils y arrivent.

On prend ensuite notre bus  direction la frontiere avec le Perou, le retour se rapproche...

Par Al&Steph
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